TÉMOIGNAGES D'ADHÉRENTS

Nos adhérents s'expriment sur leur collaboration quotidienne avec les services de l'ARPP

Cyril Bedos, Avocat/associé Ad Twenty-One

Cyril Bedos, Ad Twenty-One

“L’autodiscipline ne doit pas être vécue comme une contrainte mais bien comme une chance”

Avocat/associé dans la société d’avocats Ad Twenty-One, Cyril Bedos a précédemment travaillé en agence chez DDB. Fort de cette double expertise, il explique les apports de l’autorégulation publicitaire et l’intérêt de travailler, au quotidien, avec les juristes-conseil de l’ARPP.

Pour quelles raisons Ad Twenty-One, cabinet d’avocats dédié au monde de la communication et de la création, a-t-il adhéré à l’ARPP et qu’en attendez-vous ?

Notre cœur de métier d’avocats en droit de la communication est de conseiller et d’accompagner les agences et annonceurs sur leurs projets de communication et leurs campagnes de publicité. Nous intervenons en amont dans la phase de création et jusqu’à la finalisation de leur projet pour vérifier leur conformité tant d’un point de vue légal que déontologique.

Le contrôle ne serait pas abouti si nous ne faisions pas le scan du projet aussi sur l’aspect déontologique. La veille du respect de l’autodiscipline publicitaire est aujourd’hui incontournable dans cette mission.

Nous appuyons les principes des recommandations de l’ARPP en les intégrant dans nos conseils mais la matière nécessite de pouvoir échanger, dialoguer au quotidien avec les instances d’autorégulation.

En publicité télévisée, l’ARPP est aussi sur le “chemin critique” (pour reprendre un vocable de la gestion de projet) de la finalisation du projet publicitaire. L’adhésion était donc une évidence.

Quel type de relations avez-vous avec les équipes de l’ARPP ?

Nous connaissons bien les équipes de l’ARPP. Les juristes sont des interlocuteurs quasi quotidiens pour le cabinet. Nous échangeons avec les juristes de l’ARPP pour la France, mais aussi avec les autres organismes d’autodiscipline à l’étranger pour les campagnes internationales. Nous avons souvent des discussions ou échanges avec eux en amont sur l’interprétation des Recommandations appliquées aux projets que nous leur soumettons ou pour débloquer tel ou tel point.

Il est important pour nous de continuer à bâtir avec eux une relation de partenaires. Nous sommes aussi des relais importants des Recommandations de l’ARPP auprès de nos clients, nous nous considérons donc, à notre niveau, aussi acteurs de l’autodiscipline.

Avant de créer Ad Twenty-One, vous aviez travaillé en agence chez DDB, cela a-t-il influé sur votre décision ?

Oui, les avocats du cabinet ont précédemment eu une expérience en entreprise de communication. L’ARPP, et avant lui le BVP, fait donc partie de l’environnement professionnel des avocats du cabinet de longue date. Nous ne pouvions pas couper ce lien.

La connaissance de l’entreprise, des contraintes économiques et techniques d’un projet publicitaire est une vraie richesse pour nous. Aujourd’hui, cette connaissance associée à l’application de notre propre déontologie, celle du métier d’avocats, nous permet de créer des échanges tripartites – ARPP, nos clients Annonceur ou Agence et nous –  plus constructifs.

On aboutit à plus de compréhension et d’écoute de part et d’autre pour une application “en douceur” des Recommandations.

L’année 2016 a été pour l’ARPP l’année de la remise à plat de toutes les règles déontologiques dont la profession publicitaire se dote volontairement, que pensez-vous de cette remise à plat ?

Quelques recommandations n’avaient effectivement pas bougé depuis des années, paraissaient désuètes ou manquaient de lisibilité : elles méritaient cette remise à plat. Certaines règles déontologiques, aujourd’hui couvertes par un texte de loi français ou une directive européenne n’étaient plus nécessaires alors qu’elles avaient tout leur sens, il y a 15 ans. La perception du public à certaines représentations, la nécessité d’en interdire ou d’en autoriser d’autres évolue finalement assez vite. Le travail réalisé sur les Recommandations “Sécurité” et “Image de la personne humaine”, opéré notamment l’année dernière, est donc positif.

Il est primordial que cet exercice de refonte soit aussi expliqué et que l’ARPP communique largement à ce sujet auprès de ses adhérents. Selon moi, encore trop peu d’acteurs, d’opérationnels en agence ou chez les annonceurs connaissent bien l’approche et la réflexion des organes d’éthique et de déontologie publicitaire comme l’ARPP et le Conseil Paritaire de la Publicité en France. L’autodiscipline ne doit pas être vécue comme une contrainte mais bien comme une chance, et ceci est surtout affaire de pédagogie.

Plus globalement, que pensez-vous de l’autorégulation publicitaire ?

La France excelle dans l’art du « mille-feuille» législatif, ce qui peut être particulièrement néfaste pour un secteur où la création doit garder une place prépondérante. L’autorégulation publicitaire doit donc être privilégiée car elle permet de conserver la règle entre les mains des acteurs du secteur qui ont la chance de pouvoir la travailler ensemble et la faire évoluer au gré des changements de la société.

Comment souhaiteriez-vous qu’elle évolue ?

Il est important qu’elle soit et reste une matière vivante ouverte à la discussion, ce qui aboutit à une cohabitation intelligente entre la règle.et la création. Elle permet aussi une application mesurée. Nous notons régulièrement lors de nos discussions une volonté de l’ARPP d’appliquer plus l’esprit des Recommandations que la lettre. C’est là toute la force et la valeur ajoutée de l’autodiscipline.

La publicité doit conserver sa part de liberté, rester un terrain d’expression, d’innovation et d’humour. L’autorégulation en est finalement le garant, c’est pour cela que de nombreux pays dans le monde se sont, comme la France, dotés d’institution d’autorégulation publicitaire.


Nathalie Jorge, Directrice générale adjointe d’XTB France

Nathalie Jorge, XTB France

“Il est primordial de comprendre les limites autorisées de nos communications afin de les respecter”

XTB France a été l’un des premiers courtiers en ligne à adhérer à l’ARPP. Sa Directrice générale adjointe explique l’intérêt de cette adhésion pour répondre aux attentes de l’AMF et faire que les règles déontologiques soient concrètement applicables.

X-Trade Brokers travaille sur un marché très contrôlé, pour quelles raisons la société a-t-elle adhéré à l’ARPP ?

En effet, X-Trade Brokers, plus connu sous le nom de XTB, est un courtier en ligne proposant, entre autres, des CFD et du Forex. En 2017, notre industrie fait l’objet de tous les contrôles et des obstacles à communiquer se sont présentés. Cependant XTB a toujours agi avec sérieux et déontologie conformément aux règles en vigueur. La société était l’un des premiers courtiers en France à être adhérent de l’ARPP en 2012 et nous réitérons notre adhésion cette année afin d’être accompagnés au mieux dans nos communications et respecter les attentes de l’Autorité des Marchés Financiers dans le cadre de la loi « Sapin 2 ».

Qu’en attendez-vous de l’ARPP en termes de défense des intérêts publicitaires ?

XTB a toujours appliqué des communications marketing équilibrées et transparentes. Cependant le contexte actuel de notre secteur requiert la plus grande prudence et nous attendons des membres de l’ARPP qu’ils nous accompagnent dans cette démarche de déontologie et qu’ils occupent un rôle de «médiateur» avec l’AMF sur la faisabilité des mesures exigées.

Quels services de l’ARPP utilisez-vous ?

Bien que XTB France utilise les services d’un conseil juridique indépendant dans le cadre de ses actions publicitaires, la société souhaite consulter les équipes de l’ARPP en cas de doutes sur une campagne marketing, qu’elle soit télévisuelle ou électronique. Il est essentiel que l’ARPP soit en mesure de valider ou invalider une campagne selon les attentes de l’AMF.

Qu’attendez-vous également de l’ARPP au niveau information, services, voire formation ?

Il est essentiel que l’ARPP informe, de façon proactive, les courtiers adhérents et présents en France, comme XTB France, sur les attentes de l’AMF en termes de communications car des zones d’ombre subsistent parfois. Il est primordial pour XTB France de comprendre les limites autorisées de nos communications afin de les respecter.

Plus globalement, que pensez-vous de l’autorégulation publicitaire ?

Il est fondamental de ne pas confondre les spécialités de chacun et les périmètres de leurs actions. La finance est un métier, la communication digitale est un autre métier qui implique plusieurs acteurs comme les directeurs marketing des courtiers mais aussi les médias, plus ou moins spécialisés, les moteurs de recherche, les réseaux sociaux, etc…. Les règles qui s’appliquent à la finance ne peuvent pas toujours s’appliquer, concrètement, aux canaux digitaux.

Chez XTB France, nous avons des experts en finance, des experts en marketing et des conseils juridiques. La synergie de ces trois expertises nous a toujours permis de communiquer de façon déontologique et nous avons bien l’intention de continuer à être un courtier référent pour les investisseurs français.

De ce fait, nous pensons que l’autorégulation, dans ces conditions, est essentielle pour respecter les expertises de chaque secteur.


Hugues Pinguet, co-fondateur de l’agence GloryParis

Hugues Pinguet, agence GloryParis

“Il est important pour nous de pouvoir échanger avec de véritables conseillers qui puissent nous apporter des solutions”

GloryParis est adhérente de l’ARPP, en quoi est-ce important pour une agence ?

Cela est important pour pouvoir suivre nos campagnes jusqu’à la livraison, s’assurer de leur conformité et du fait que nos communications soient éthiques.

Nous souhaitons pouvoir contrôler dès le début la conformité de nos projets pour assurer une meilleure qualité de service à nos clients (minimiser les allers-retours, ne pas avoir de mauvaise surprise à la livraison de nos campagnes).

Qu’attendez-vous de cette adhésion ?

Nous attendons un suivi, des conseils, une disponibilité des équipes de l’ARPP (techniques et juridique) et l’assurance de livrer des projets conformes et sans encombre. Et enfin, il est important pour nous de pouvoir échanger avec des « humains », de véritables conseillers « en direct », qui puissent nous apporter des solutions.

A quels services de l’ARPP faites-vous appel ?

Les services auxquels nous faisons appel sont : les avis et les demandes de conseils de juristes à tout stade de la création (projets, scripts et premiers montages). Nous lisons également la documentation fournie par l’ARPP quant aux recommandations et règles à appliquer (majoritairement les informations légales).

L’ARPP a fêté l’an dernier les 80 ans de la régulation de la publicité en France et ses 7 années d’existence : quel regard portez-vous sur la régulation professionnelle et sur l’autorité de régulation ?

Nous pensons que la régulation professionnelle et l’autorité de la régulation sont utiles et nécessaires lorsqu’il s’agit d’obtenir de bons conseils pour optimiser la clarté de nos messages, ne pas omettre des renseignements à indiquer aux spectateurs, contrôler et s’assurer du bien-fondé des campagnes diffusées en général. Aussi, il est nécessaire que cette autorité veille à rester ouverte et à l’écoute pour ne pas être trop « procédurière » et inutilement restrictive. En effet, nous attendons de l’ARPP à ce qu’elle soit au service des consommateurs mais aussi de la créativité et qu’elle n’ait pas peur de faire bouger un peu les lignes pour que l’on puisse être le plus créatif possible (sans nuire à autrui). L’ARPP doit accepter certains décalages, certaines provocations, humour, tout cela pour cesser de marteler des messages trop pauvres et finalement banals qui nuisent à l’image de la publicité et constituent parfois une pollution visuelle.


Bruno Contestin, Directeur des affaires juridiques du groupe La Voix du Nord

Bruno Contestin, La Voix du Nord

“L’autorégulation, un gain de temps et une économie certaine”

Le Directeur des affaires juridiques du groupe La Voix du Nord a intégré le Conseil d’Administration de l’ARPP en 2015. Il explique pourquoi il faut participer à l’autorégulation – « un des moyens les plus pertinents et efficaces pour assurer l’encadrement d’une activité sans pour autant la limiter de manière excessive dans son développement »

Pour quelles raisons La Voix du Nord a-t-elle adhéré à l’ARPP ?

La Presse étant l’un des acteurs majeurs des trois familles parties prenantes de la publicité que sont les Annonceurs, les Agences et les Supports, il nous paraissait essentiel d’intégrer l’ARPP afin de pouvoir participer à l’autodiscipline publicitaire. La Voix du Nord et sa régie publicitaire ont toujours été très attentives à proposer à leurs clients et lecteurs des publicités « loyales et véridiques », respectueuses de l’éthique et de la déontologie. La Voix du Nord applique une politique de responsabilité sociétale qui l’amène naturellement à être concernée par les enjeux de l’autorégulation tout en préservant la créativité publicitaire.

En quoi est-ce important pour un média ?

La Voix du Nord, comme d’autres médias, doit sans cesse s’adapter à de nouveaux modes de consommation en matière de produits et services

La publicité numérique est au cœur des échanges actuels sur la nécessité d’adapter les réglementations au métier de la presse qui est en constante évolution. Intégrer l’ARPP nous permet de participer pleinement aux réflexions sur le sujet.

Quand utilisez-vous l’ARPP en complément de votre propre service juridique et sur quels types de problématiques ?

Au sein de mon service, nous traitons régulièrement des demandes formulées par les équipes commerciales et marketing. Lorsque l’opération publicitaire envisagée apparaît particulièrement complexe, nous faisons appel aux services de l’ARPP afin de nous assurer d’une parfaite sécurité et fiabilité du projet. Nous avons toujours été satisfaits de la réactivité de l’ARPP qui sait clairement se positionner sur les problématiques exposées.

Adhérer à l’ARPP permet aux membres qui le souhaitent de participer aux travaux des règles déontologiques qui les concernent. L’avez-vous déjà fait ?

Depuis ma nomination, j’ai eu la chance de participer notamment aux travaux de réflexion sur l’évolution de la Loi Evin. Ce sujet intéresse particulièrement la presse qui a besoin de définir avec précision le cadre de sa communication en matière de boissons alcoolisées, par exemple. La réunion mise en place par l’ARPP réunissait différentes associations concernées par le sujet et a permis de dégager des solutions concrètes.

En 2015, l’ARPP a fêté les 80 ans de la régulation de la publicité en France et ses 7 années d’existence : quel regard portez-vous sur la régulation professionnelle et sur l’autorité de régulation ?

Depuis une dizaine d’années, force est de constater que le nombre de lois et règlements ne cesse de croître. Les professionnels doivent ainsi faire face à de nouvelles contraintes qu’ils estiment parfois inadaptées à leur secteur. Ces évolutions réglementaires alourdissent considérablement l’activité des entreprises et augmentent leur responsabilité. L’autorégulation me semble être l’un des moyens les plus pertinents et efficaces pour assurer l’encadrement d’une activité sans pour autant la limiter de manière excessive dans son développement. Elle permet de mieux faire accepter les règles qui sont créées par les acteurs eux-mêmes. Ainsi elles apparaissent plus adaptées aux préoccupations quotidiennes des opérationnels. L’autorégulation permet également d’assurer un gain de temps et une économie certaine en évitant le recours systématique à l’administration et à la juridiction. L’ARPP répond parfaitement à ces préoccupations en assurant une autorégulation du secteur de la publicité, en responsabilisant ses acteurs et en créant des règles plus proches de leurs attentes.

Pour quelle(s) raison(s) êtes-vous devenu administrateur de l’ARPP ?

En tant que Directeur juridique et compte tenu de l’activité du groupe pluri-médias dans lequel j’exerce, je porte un intérêt particulier au droit de la publicité. Lorsque Jean Viansson Ponté, Président de l’UPREG (Union de la presse en région), m’a proposé de siéger au Conseil d’administration, j’y ai vu la possibilité de participer activement à l’autorégulation de la publicité. Le Conseil d’Administration de l’ARPP est un lieu ouvert où chacun partage ses propres expériences et où l’on peut échanger de manière très libre. On y confronte nos pratiques et visions, ce qui permet d’avoir plusieurs angles de vue avant d’arrêter une solution collective respectueuse des intérêts de chacun. Cela permet d’aboutir à un consensus entre les contraintes de chacun et le respect des règles juridiques et éthiques.

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